Dans la Galaxie du Web, Google serait le centre

Cela fait environ 7 semaines que je fais tourner Collusion sur mon navigateur et voici le résultat que j'ai pu obtenir :

CC-BY Neros

Ce qu'on peut remarquer c'est que la majorité des sites sont très petits sur cette représentation sauf quelques uns au centre qui sont juste énormes. Plus un cercle est gros, plus le nombre d'interconnexions avec les autres est grand. Sans grande surprise, ce sont pour la plupart des sites appartenant à Google comme google.com, googleapis.com, gstatic.com, youtube.com, etc... Il y en a deux autres que sont gravatar.com et disqus.com ce qui soulève une question quant à leur utilisation un peu partout. On pourra aussi remarquer qu'il manque Facebook, simplement parce que je n'utilise pas et je précise aussi que j'utilise un antipub tel que AdBlock Edge, un antitracker tel que Disconnect.me ainsi que Self-Destructing Cookies et Https-Everywhere ce qui change certainement le résultat que j'ai obtenu là par rapport à un navigateur nu. Je dois dire que malgré mes modules, je suis déçu de voir ce résultat sur Collusion...

Donc, c'est bien Google qui trust le centre. D'une façon si massive que si cela était une galaxie, la Galaxie Web, ce serait sûrement son trou noir. En tout cas, cela reste vrai pour un utilisateur occidental, un chinois aurait peut-être Baidu en son centre.

NGC 1309 crédit: NASA / Goddard Space Flight Center Scientific Visualization Studio

Finalement, il y a peut être encore mieux pour représenter le Web qu'une galaxie avec Google comme trou noir. Voyons voir...

CC-BY-SA Kószó József

Voilà littéralement le web, la toile, avec en son centre, l'araignée Google prêt à choper des mouches. Ou, dans notre cas, les mouches c'est nous et nos données personnelles. De plus, la photo de cette toile montre bien qu'il y a aussi plein d’interactions entre les sites mais qui mènent tous en un centre.

Ce que j'essaye de montrer ici, c'est que les sites que nous visitons tous les jours sont bourrés de connexions vers d'autres sites, connexions qui ne se font pas par votre choix mais seulement en chargeant la page, et tout ce beau monde s'engloutit vers le centre. Peut-être que le danger ne saute pas aux yeux, mais par ce moyen là, il est possible de tracer notre historique de navigation et d'en tirer des informations sur nous, comme nos goûts ou notre orientation sexuelle.
Cependant, cela reste beau à voir comme graphique.

Une carte du Web un peu plus réaliste serait peut-être celle que l'on trouve sur le site The Internet Map avec, on le voit, une utilisation différente du Web selon les régions du monde.